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Décret 2020-912 : entretien obligatoire climatisation et PAC 2026

Le décret n°2020-912 du 28 juillet 2020 rend obligatoire l’entretien biennal (tous les 2 ans maximum) de tous les systèmes thermodynamiques d’une puissance nominale comprise entre 4 kW et 70 kW : climatiseurs splits et multisplits, pompes à chaleur air-air,…

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Le décret n°2020-912 du 28 juillet 2020 rend obligatoire l’entretien biennal (tous les 2 ans maximum) de tous les systèmes thermodynamiques d’une puissance nominale comprise entre 4 kW et 70 kW : climatiseurs splits et multisplits, pompes à chaleur air-air, air-eau, géothermiques et chauffe-eau thermodynamiques. L’intervention doit être réalisée par un professionnel certifié, qui délivre une attestation d’entretien valable 2 ans. Coût moyen : 100 à 300 € par visite. Sans cette attestation, vous perdez la garantie constructeur et votre assurance peut refuser sa prise en charge en cas de sinistre.

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Ce qu’il faut retenir en 30 secondes
  • Texte : Décret n°2020-912 du 28/07/2020, articles R224-44 à R224-44-5 du Code de l’environnement
  • Équipements visés : tout système thermodynamique 4-70 kW (clim, PAC, chauffe-eau thermo individuel hors usage exclusif ECS)
  • Fréquence : 1 entretien tous les 2 ans maximum entre deux visites
  • Document remis : attestation d’entretien (à conserver au moins 2 ans)
  • Professionnel : titulaire de l’attestation de capacité fluides frigorigènes (catégorie I à IV)
  • Prix : 100 à 300 € par intervention ponctuelle, 150 à 400 €/an en contrat annuel
  • Risques sans attestation : perte de garantie constructeur, refus d’indemnisation assurance, responsabilité civile engagée

Que dit exactement le décret 2020-912 ?

Publié au Journal Officiel le 30 juillet 2020 et entré en application le 1er juillet 2021 (volet entretien) puis le 1er octobre 2020 pour l’inspection périodique, le décret n°2020-912 transpose la directive européenne 2018/844 sur la performance énergétique des bâtiments. Il modifie le Code de l’environnement (articles R224-31 à R224-59) et introduit pour la première fois une obligation d’entretien systématique des pompes à chaleur et climatiseurs en France, alors que seuls les systèmes contenant plus de 2 kg de fluide frigorigène étaient encadrés auparavant.

Le texte poursuit trois objectifs : améliorer le rendement énergétique du parc installé (un appareil mal entretenu surconsomme de 10 à 30 %), réduire les fuites de fluides frigorigènes à fort pouvoir de réchauffement (HFC) et allonger la durée de vie des équipements. L’autorité compétente est la Direction Générale de l’Énergie et du Climat (DGEC) rattachée au Ministère de la Transition Écologique.

Concrètement, le décret crée deux régimes distincts mais complémentaires : l’entretien périodique (articles R224-44 à R224-44-5) tous les 2 ans pour les systèmes 4-70 kW, et l’inspection périodique (R224-30 et suivants) tous les 2 à 5 ans pour les systèmes > 70 kW. Pour un particulier équipé d’une climatisation réversible ou d’une PAC air-air, c’est le régime d’entretien biennal qui s’applique dans la quasi-totalité des cas. Notre guide pilier sur l’entretien climatisation détaille les opérations à réaliser.

Quels équipements sont concernés ?

Le décret vise tous les systèmes thermodynamiques entre 4 et 70 kW de puissance nominale frigorifique ou calorifique. Cette plage couvre 95 % du parc résidentiel et petit tertiaire en France. Si vous avez le moindre doute sur la puissance de votre appareil, consultez l’étiquette technique sur l’unité extérieure ou la documentation constructeur.

ÉquipementSoumis au décret ?Fréquence
Climatisation monosplit réversible 2-5 kWOui2 ans
Multisplit / bisplit / trisplitOui2 ans
Système gainable centraliséOui2 ans
PAC air-air, air-eau, eau-eau, sol-eau 4-70 kWOui2 ans
Chauffe-eau thermodynamique individuelNon*Recommandé tous les 2 ans
Climatiseur mobile sans unité extérieureNon
Système < 4 kW (rare)Non
Système > 70 kW (tertiaire)Inspection2 à 5 ans

* Exclus expressément à l’article R224-44 : les systèmes destinés exclusivement à la production d’eau chaude sanitaire d’un seul logement. Néanmoins, un entretien biennal reste fortement recommandé par les fabricants Atlantic, Thermor ou De Dietrich pour préserver la garantie.

À noter : la charge en fluide frigorigène n’est plus le critère unique. Avant 2020, seuls les systèmes contenant > 2 kg de fluide étaient encadrés. Désormais, c’est la puissance électrique nominale qui déclenche l’obligation, ce qui élargit massivement le périmètre aux systèmes monosplits domestiques 2,5 à 6 kW qui équipent la plupart des foyers français.

Que doit contenir une visite d’entretien réglementaire ?

L’arrêté du 24 juillet 2020 pris en application du décret précise les opérations minimales obligatoires. Le technicien certifié doit réaliser un contrôle complet, fournir une évaluation de la performance et formuler des recommandations écrites. Une visite sérieuse dure entre 1h00 et 1h30 pour une climatisation monosplit, jusqu’à 2h30 pour une installation gainable multi-zones.

Opérations techniques minimales

  1. Contrôle d’étanchéité du circuit frigorifique : détection de fuites par méthode directe (azote pressurisé, fluide traceur) ou indirecte (pressions, sous-refroidissement)
  2. Nettoyage des échangeurs intérieur (évaporateur) et extérieur (condenseur) à la mousse dégraissante ou nettoyeur basse pression
  3. Vérification et remplacement des filtres à air et filtres antibactériens
  4. Contrôle des températures de soufflage et reprise, calcul du delta T (doit être entre 8 et 12 °C en mode froid)
  5. Mesure des intensités absorbées par le compresseur et les ventilateurs
  6. Vérification des pressions HP/BP du circuit frigorifique
  7. Contrôle d’évacuation des condensats (bac, pompe de relevage, siphon)
  8. Test des sécurités : pressostats, thermostats, capteurs
  9. Désinfection antibactérienne et antifongique de l’unité intérieure
  10. Évaluation du rendement saisonnier (SEER/SCOP) et conseils d’usage personnalisés

Pour les systèmes contenant plus de 2 kg de fluide frigorigène (typiquement multisplit grosse capacité ou PAC air-eau), un contrôle d’étanchéité réglementaire annuel distinct s’ajoute, conformément au Règlement européen 517/2014 dit “F-Gas”. Au-delà de 30 kg, la fréquence passe à 6 mois.

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Attestation d’entretien : mentions obligatoires et durée de validité

À l’issue de chaque visite, le professionnel doit remettre une attestation d’entretien dans un délai maximum de 15 jours après l’intervention. Ce document a une valeur juridique réelle : il vous protège auprès de votre assurance habitation, conditionne la garantie constructeur (souvent 5 à 10 ans chez Daikin, Mitsubishi Electric ou Toshiba) et peut être exigé par les services de contrôle ou par un acquéreur en cas de revente du logement.

L’attestation doit comporter au minimum les 8 mentions suivantes selon l’article R224-44-3 du Code de l’environnement :

  • Identification du donneur d’ordre (nom, adresse du logement contrôlé)
  • Identification de l’entreprise et du technicien intervenant (nom, raison sociale, numéro SIRET)
  • Référence de l’attestation de capacité fluides frigorigènes du professionnel (catégorie I à IV)
  • Date de l’intervention
  • Marque, modèle et puissance des équipements contrôlés (avec numéros de série)
  • Liste détaillée des opérations effectuées
  • Évaluation du rendement et préconisations d’amélioration
  • Date butoir du prochain entretien (2 ans maximum après la date d’intervention)

L’attestation est valable 2 ans à compter de la date d’intervention. À conserver précieusement avec votre dossier diagnostic et facture d’installation. Astuce : scannez-la et stockez-la en cloud, car les compagnies d’assurance la réclament systématiquement en cas de sinistre lié au système (incendie compresseur, dégât des eaux par fuite de condensats, intoxication aux fluides).

Sanctions et risques en cas de non-respect

Contrairement à une idée répandue, le décret 2020-912 ne prévoit pas d’amende pénale directe spécifique pour le défaut d’entretien biennal des systèmes 4-70 kW résidentiels. Toutefois, les conséquences pratiques d’une absence d’attestation sont lourdes et bien réelles. Voici les quatre risques à connaître :

RisqueConséquence financière estimée
Perte de garantie constructeurRéparation hors garantie : 600 à 3 500 € (carte électronique, compresseur, vanne 4 voies)
Refus d’indemnisation assurance habitationSinistre incendie ou dégât des eaux non couvert : 5 000 à 50 000 €
Sanctions F-Gas (si > 2 kg de fluide)Jusqu’à 1 500 € (particulier) ou 7 500 € (personne morale) — Règlement UE 517/2014
Surconsommation énergétique+10 à +30 % de facture électrique annuelle (soit +80 à +250 €/an en moyenne)

Le risque le plus sous-estimé reste celui de l’assurance. En cas de sinistre dont la cause technique est imputable à un défaut d’entretien (court-circuit interne, fuite de fluide ayant déclenché un incendie), votre assureur peut invoquer la clause d’exclusion pour défaut d’entretien présente dans 100 % des contrats multirisque habitation, et refuser la prise en charge. Plusieurs jurisprudences récentes (Cour d’appel de Lyon 2024, Tribunal judiciaire de Marseille 2023) ont donné raison aux assureurs face à des assurés ne produisant pas d’attestation à jour.

Coût d’un entretien réglementaire en 2026

Le tarif d’une visite d’entretien biennal varie selon la configuration de l’installation, le nombre d’unités intérieures, l’accessibilité de l’unité extérieure et la zone géographique. Voici les fourchettes constatées sur les marketplaces françaises et auprès des installateurs RGE QualiPAC en 2026.

ConfigurationVisite ponctuelleContrat annuel
Monosplit clim réversible90 à 150 €150 à 220 €/an
Bisplit (2 unités intérieures)130 à 200 €200 à 280 €/an
Trisplit ou multisplit 4 zones180 à 280 €250 à 350 €/an
Gainable centralisé220 à 350 €300 à 400 €/an
PAC air-eau avec ballon ECS180 à 300 €220 à 380 €/an

Le contrat annuel coûte certes plus cher en cumulé sur 2 ans mais inclut généralement : une visite annuelle (au lieu de tous les 2 ans), une garantie de réactivité dépannage en 24 à 48 h en pleine saison, un tarif main-d’œuvre préférentiel sur les pièces, et parfois une réduction sur le remplacement de l’équipement en fin de vie. Pour un usage intensif en climatisation (Sud, étage sous toiture) ou pour une PAC chauffage principal, le contrat annuel reste le meilleur rapport sécurité/prix.

Le tarif TVA appliqué est de 10 % pour l’entretien (logement de plus de 2 ans) et 20 % pour le remplacement de pièces neuves type compresseur ou carte de régulation. Comparez les prix climatisation 2026 par poste pour budgéter votre installation et son entretien.

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Comment choisir un professionnel certifié pour l’entretien

Le décret impose que l’entretien soit réalisé par un professionnel titulaire de l’attestation de capacité fluides frigorigènes délivrée par un organisme agréé (Cemafroid, Bureau Veritas, AFNOR Certification, Qualifluides). Cette attestation comporte 4 catégories (I à IV) selon le type d’intervention et la charge de fluide manipulée. Pour un entretien résidentiel standard, la catégorie I ou II est requise.

Voici la méthode en 5 étapes pour ne pas vous tromper :

  1. Vérifiez l’attestation de capacité fluides sur le site du Cemafroid (annuaire public). C’est l’équivalent du permis de conduire pour intervenir sur un système frigorigène. Sans elle, l’attestation d’entretien remise n’a aucune valeur réglementaire.
  2. Privilégiez un professionnel RGE QualiPAC ou Qualiclimafroid si vous avez bénéficié de MaPrimeRénov ou d’une CEE à l’installation : c’est souvent une condition de maintien des aides perçues.
  3. Demandez 3 devis avec descriptif détaillé des opérations (refus net d’un devis générique type “entretien forfaitaire” sans liste)
  4. Privilégiez l’installateur d’origine en première visite si possible : il connaît votre installation, conserve l’historique et facilite les recours en garantie constructeur
  5. Vérifiez les avis Google et la pérennité de l’entreprise (Kbis, ancienneté, assurance décennale spécifique pour les fluides)

Peut-on faire soi-même certaines opérations ?

Le décret 2020-912 n’interdit pas explicitement à l’occupant d’effectuer certaines opérations d’entretien courant entre deux visites professionnelles. Au contraire, le nettoyage régulier des filtres de l’unité intérieure est recommandé par tous les fabricants Panasonic, LG, Samsung et figure dans tous les modes d’emploi.

Ce que vous pouvez faire vous-même en toute légalité :

  • Dépoussiérer ou laver les filtres à air tous les 1 à 3 mois en saison d’usage
  • Nettoyer la façade et la grille de l’unité intérieure (chiffon humide, dégraissant doux)
  • Vérifier visuellement que rien n’obstrue l’unité extérieure (feuilles, neige, branches)
  • Tester périodiquement les modes Dry, froid et chaud pour détecter une anomalie
  • Vérifier que le bac à condensats n’est pas bouché (pas d’eau qui goutte)

En revanche, toute intervention sur le circuit frigorifique (recharge de gaz, détection de fuite, démontage des unités) est strictement interdite à un non-professionnel. Les fluides frigorigènes type R32, R410A ou R290 sont des HFC à très fort impact climatique (PRG jusqu’à 2 088) et leur manipulation sans certification est passible d’amende au titre du Règlement européen 517/2014.

Locataire ou propriétaire : qui paie l’entretien ?

Le décret 2020-912 et le décret n°87-712 du 26 août 1987 (relatif aux charges récupérables) tranchent la question. Pour une climatisation ou PAC individuelle en logement loué : l’entretien est à la charge du locataire sauf clause contraire du bail. Pour une installation collective en copropriété : à la charge du syndicat des copropriétaires, refacturé en charges récupérables au prorata des tantièmes.

Cas particuliers à connaître :

  • Bail meublé tourisme courte durée : l’entretien reste à la charge du propriétaire bailleur
  • Système installé après l’entrée du locataire sans avenant au bail : à clarifier avec écrit complémentaire
  • Remplacement d’une pièce vieillissante (compresseur, carte électronique) : toujours à la charge du propriétaire
  • Premier entretien après installation neuve : à la charge de l’installateur si garantie commerciale “1er entretien offert”

En copropriété, pensez à inclure le poste “entretien réglementaire systèmes thermodynamiques” dans le contrat de syndic et à exiger la transmission des attestations dans le carnet d’entretien de l’immeuble (obligatoire depuis la loi ALUR pour les copropriétés > 50 lots).

Entretien et maintien des aides à la rénovation

Si vous avez bénéficié de MaPrimeRénov, d’une prime CEE (Coup de pouce chauffage), d’un éco-PTZ ou de la TVA réduite à 5,5 % pour installer votre PAC ou climatisation, l’entretien réglementaire devient un enjeu de conservation de l’aide. L’ADEME et l’Agence Nationale de l’Habitat (Anah) recommandent un entretien biennal documenté pour ne pas s’exposer à un contrôle a posteriori.

Anticipez aussi le futur : depuis 2024, le carnet d’information du logement (CIL) obligatoire à toute revente immobilière doit recenser les équipements thermodynamiques et leurs attestations d’entretien. Sans elles, vous fragilisez la valeur de revente du bien. Consultez le guide aides rénovation 2026 et notre tutoriel pour déclarer MaPrimeRénov.

FAQ : décret 2020-912, vos questions juridiques et pratiques

Les questions les plus fréquentes que les particuliers nous posent sur l’application concrète du décret 2020-912.

Vous êtes désormais armé pour respecter le décret 2020-912 et préserver la performance, la garantie et la valeur de votre installation. Pour aller plus loin, consultez notre comparatif des meilleures marques climatisation 2026, le calcul de puissance adaptée à votre logement, ou si vous démarrez un projet, lisez comment installer une climatisation étape par étape. Et pour les configurations spécifiques : clim maison, clim appartement, clim chambre ou climatisation réversible avec ses spécificités chauffage. Notre pilier pompe à chaleur couvre aussi tout le volet PAC air-eau et géothermie. L’inverter, omniprésent en 2026, demande lui aussi un entretien biennal rigoureux pour préserver son rendement.

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Questions fréquentes

Le décret 2020-912 s'applique-t-il à ma climatisation monosplit de 3,5 kW ?
Oui, dans la quasi-totalité des cas. La puissance nominale d’un monosplit standard couvre une plage de 2,5 à 7 kW : votre appareil 3,5 kW se situe dans l’intervalle 4-70 kW si l’on considère la puissance calorifique en mode chauffage (souvent supérieure à 4 kW pour un 3,5 kW frigorifique). Le décret s’applique donc et impose un entretien biennal par un professionnel certifié fluides frigorigènes, avec délivrance d’une attestation valable 2 ans à conserver pour votre assurance et la garantie constructeur.
Quelle est la différence entre l'attestation d'entretien et le rapport d'inspection périodique ?
L’attestation d’entretien concerne les systèmes thermodynamiques entre 4 et 70 kW (régime résidentiel courant) avec une fréquence biennale. Le rapport d’inspection périodique vise les systèmes de plus de 70 kW (tertiaire, immeubles collectifs) avec une fréquence de 2 à 5 ans selon la puissance et le type. Le contenu diffère : l’inspection inclut un volet performance énergétique globale du bâtiment et des recommandations d’amélioration plus poussées, tandis que l’attestation est centrée sur l’état mécanique et frigorifique de l’équipement individuel.
Combien coûte l'entretien obligatoire d'une climatisation en 2026 ?
Comptez entre 90 et 350 € par visite ponctuelle selon la configuration : 90-150 € pour un monosplit, 130-200 € pour un bisplit, 180-280 € pour un multisplit ou trisplit, 220-350 € pour un gainable centralisé. Le contrat annuel se situe entre 150 et 400 €/an et inclut une visite annuelle plus une garantie de réactivité dépannage 24-48 h. TVA à 10 % sur l’entretien dans un logement de plus de 2 ans. Comparer 3 à 5 devis d’installateurs RGE QualiPAC permet de gagner 20 à 40 % sur le tarif moyen.
Que se passe-t-il si je ne fais pas entretenir ma climatisation ?
Le décret 2020-912 ne prévoit pas d’amende pénale directe pour le défaut d’entretien biennal résidentiel, mais les conséquences indirectes sont lourdes : perte de la garantie constructeur (souvent 5 à 10 ans, ce qui peut coûter 600 à 3 500 € de réparation hors garantie), refus possible d’indemnisation par l’assurance habitation en cas de sinistre (5 000 à 50 000 €), surconsommation électrique de 10 à 30 % (soit 80 à 250 € par an), et amende possible jusqu’à 1 500 € pour les systèmes contenant plus de 2 kg de fluide au titre du Règlement européen F-Gas.
Qui paie l'entretien d'une climatisation dans un logement loué ?
Conformément au décret 87-712 du 26 août 1987 relatif aux charges récupérables et à l’usage en vigueur, l’entretien courant d’une climatisation ou pompe à chaleur individuelle est à la charge du locataire sauf clause contraire du bail. Le propriétaire bailleur reste responsable des grosses réparations (remplacement compresseur, carte électronique) et du remplacement de l’équipement en fin de vie. En copropriété sur une installation collective, l’entretien est à la charge du syndicat et refacturé en charges récupérables au prorata des tantièmes. Toujours conserver l’attestation à jour dans le dossier locatif.
Mon installateur peut-il refuser de me délivrer une attestation d'entretien ?
Non, l’article R224-44-3 du Code de l’environnement impose la remise de l’attestation dans un délai maximum de 15 jours après l’intervention, dès lors que vous avez payé la prestation. Un refus expose le professionnel à une mise en demeure puis à un signalement auprès de la DGCCRF (répression des fraudes) et de l’organisme certificateur fluides frigorigènes (Cemafroid, Bureau Veritas), pouvant aboutir au retrait de son attestation de capacité. Si vous êtes confronté à ce refus, conservez les factures et envoyez une lettre recommandée avec accusé de réception réclamant l’attestation sous 8 jours.
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